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Recherche

Mieux connaître la maladie pour agir

L’effort de recherche en faveur de la maladie d’Alzheimer est sans précédent.

Absent dans les politiques précédentes, le volet recherche du Plan Alzheimer représente un investissement de 200 M€ sur 5 ans. L’objectif est que notre pays rattrape son retard dans la recherche sur la maladie et produise plus vite et mieux des résultats originaux, utiles et valorisables. Le but est en particulier de découvrir et développer en France des méthodes diagnostiques nouvelles, de trouver ou de contribuer à trouver des thérapeutiques médicamenteuses et non médicamenteuses susceptibles de bloquer l’évolutivité de la maladie ou de la prévenir, et d’améliorer le confort de vie des personnes malades et de leur entourage aux différents stades d’évolution de ces maladies chroniques.

L’effort de recherche est piloté par une fondation de coopération scientifique, créée au premier semestre 2008, qui peut faire appel à des financements privés. Cette fondation est adossée à l’INSERM (Institut national de la santé et la recherche médicale), et coordonne la mise en ?uvre des mesures de recherche prévues par le Plan Alzheimer. Sa gouvernance moderne repose sur un Conseil d’Administration comprenant des représentants du secteur public et du secteur privé, un Conseil Scientifique composé des plus éminents scientifiques français et étrangers, et d’un directeur reconnu pour ses compétences scientifiques et opérationnelles, avec l’assistance d’une structure administrative légère et performante.

La Fondation assure la transparence dans l’attribution des subventions de recherche et coordonne les efforts de recherche de la France. Les appels d’offre de recherche sont lancés sur des thèmes de recherche prometteurs puis sélectionnés, grâce à une réflexion scientifique partagée par les chercheurs français et prenant en compte l’ensemble de la recherche mondiale.

La Fondation assure la cohérence nationale d’une politique de ressources humaines basée sur l’excellence et l’impartialité pour la formation, la nomination et l’attribution de bourses à destination des chercheurs travaillant dans ce domaine. Il s’agit d’attirer vers la recherche sur la maladie d’Alzheimer de jeunes scientifiques, médecins, pharmaciens, sociologues et économistes.

Elle coordonne le développement des équipements lourds indispensables aux soins des malades souffrant d’affections neurologiques et aux structures actuelles des laboratoires des organismes de recherche.

Elle veille au développement de la standardisation des pratiques cliniques : dossiers médicaux informatisés, système global d’information sur la maladie, sa prise en charge et ses conséquences financières et sociales, lecture automatisée des images, laboratoires de référence pour les tests biologiques et génétiques.

La Fondation coordonne la mise en ?uvre des mesures du Plan Alzheimer portant sur les modèles animaux expérimentaux ; le développement de cohortes françaises de malades, les études de génétique de population, la création de trois équipes nouvelles de recherche fondamentale attirant de nouveaux thèmes, de nouvelles techniques et de nouveaux chercheurs confirmés, français ou étrangers, la création d’une unité de méthodologie, la création d’une unité de recherches en sciences sociales et économiques.

Au total, c’est un bouleversement qu’encourage le Plan Alzheimer. Il faut aller plus vite, être plus transparents et plus compétitifs. Il s’agit de faire participer soignants, chercheurs, personnes malades, familles, industriels, administrations, universités à un seul centre de recherche français, visible au niveau international, non pas localisé à un seul endroit mais réparti sur tout le territoire, en fonction de points forts déjà consolidés, en réseau d’excellence.