
01
Développement et diversification des structures de répit
02
Consolidation des droits et de la formation des aidants
03
Amélioration du suivi sanitaire des aidants naturels
04
Labellisation sur tout le territoire de Maisons pour l’autonomie et l’intégration des malades d’Alzheimer (MAIA)
05
Mise en place de « coordonnateurs » sur l’ensemble du territoire
06
Renforcement du soutien à domicile en favorisant l’intervention de personnels spécialisés
07
Amélioration du soutien à domicile grâce aux nouvelles technologies
08
Elaboration et mise en oeuvre d’un dispositif d’annonce et d’accompagnement
09
Expérimentations de nouveaux modes de rémunération pour les professionnels de santé
10
Création d’une carte d’information « Maladie d’Alzheimer » pour chaque malade
11
Création des consultations mémoire dans les zones non pourvues
12
Création de « centres mémoire de ressources et de recherche » dans les zones non pourvues
13
Renforcement des consultations mémoire à forte activité
14
Surveillance des accidents iatrogènes médicamenteux
15
Amélioration du bon usage des médicaments
16
Création ou identification, au sein des EHPAD, d’unités adaptées pour les patients souffrant de troubles comportementaux
17
Création d’unités spécialisées au sein des services de Soins de Suite et de Réadaptation (SSR), pour malades atteints d’Alzheimer
18
Hébergement des malades jeunes
19
Identification d’un « centre national de référence pour les malades Alzheimer jeunes »
20
Un plan de développement de métiers et de compétences spécifiques pour la maladie d’Alzheimer
21
Création d’une fondation de coopération scientifique pour stimuler et coordonner la recherche scientifique
22
Développement de la recherche clinique sur la maladie d’Alzheimer et amélioration de l’évaluation des thérapies non-médicamenteuses
23
Allocations doctorales et post-doctorales
24
Postes de chefs de clinique assistants et assistants hospitalo-universitaires
25
Recherche en sciences humaines et sociales
26
Soutien de groupes de recherche sur des approches innovantes
27
Soutien de groupes de recherche en méthodologie et Sciences Humaines et Sociales
28
Création d’un centre de recherche sur le traitement automatisé de l’image
29
Études et suivi dans le temps d’importantes populations de malades (cohortes)
30
Génotypage à haut débit
31
Exploitation du séquençage du génome du microcèbe
32
Formation à l’épidémiologie clinique
33
Développement des liens entre la recherche publique et l’industrie
34
Mise en place d’un suivi épidémiologique
35
Mise en place d’un numéro unique et d’un site Internet d’information et d’orientation locale
36
Tenues d’assises régionales pour accompagner la mise en oeuvre du plan
37
Connaissance du regard porté sur la maladie
38
Création d’un espace de réflexion éthique sur la maladie d’Alzheimer
39
Lancement d’une réflexion sur le statut juridique de la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer en établissement
40
Organisation régulière de rencontres autour de la thématique de l’autonomie de la personne souffrant d’une maladie d’Alzheimer
41
Information des malades et leurs proches sur les protocoles thérapeutiques en cours en France
42
Inscription de la lutte contre la maladie d’Alzheimer comme priorité de l’Union Européenne lors de la présidence française
43
Valorisation et promotion de la recherche au plan européen
44
Tenue d’une conférence européenne à l’automne 2008
45
Etude d’opinion et de perception de la maladie et de l’impact du plan auprès des patients et des aidants
15 avril 2010
Suite à l’initiative lancée en juillet 2008 pendant la présidence française de l’Union européenne par le Plan Alzheimer, des chercheurs de premier plan issus de toute l’Europe se réunissent les 15 et 16 avril à Stockholm pour définir une stratégie de recherche paneuropéenne dans la lutte contre les maladies neurodégénératives telles que les maladies d’Alzheimer.
Des chercheurs de premier plan issus de toute l’Europe se réunissent aujourd’hui à Stockholm pour définir une stratégie de recherche paneuropéenne dans la lutte contre les maladies neurodégénératives telles que les maladies d’Alzheimer et de Parkinson. Il s’agit de la première des nouvelles « initiatives de programmation conjointe » de l’Union européenne, conçues pour lui permettre de s’attaquer à de grands défis qu’aucun État membre agissant isolément ne pourrait relever efficacement. Les initiatives de programmation conjointe visent à relever ces défis communs par la recherche sur fonds publics, en fédérant les chercheurs, les travaux de recherche existants et les organismes de financement nationaux et en assurant un partage plus efficient d’outils, de techniques et d’autres ressources entre États membres. Ce type d’effort peut contribuer de manière substantielle à la réalisation des objectifs de la stratégie Europe 2020, qui fait de la recherche et de l’innovation les moyens essentiels pour améliorer la qualité de la vie et créer de nouvelles sources de croissance.
Le but ultime de l’« initiative de programmation conjointe consacrée à la lutte contre les maladies neurodégénératives, en particulier la maladie d’Alzheimer (JPND) » est d’accélérer les progrès dans la compréhension des causes de ces pathologies invalidantes, pour permettre un diagnostic précoce, la mise au point de nouveaux traitements et moyens préventifs et la mise à disposition de soins médicaux et d’aides sociales plus efficaces pour améliorer la qualité de vie des patients et des soignants.
Pour atteindre cet objectif, 24 pays européens* partageant une vision commune ont décidé d’unir leurs efforts dans le cadre d’une initiative de recherche collaborative sans précédent, où ils s’efforceront de fédérer leurs compétences scientifiques, leurs atouts médicaux et leurs approches sociales.
La Commission européenne soutiendra le travail de la JPND au moyen d’une action de coordination à laquelle l’UE apportera une contribution financière de près de 2millions d’euros.
Le professeur Philippe Amouyel, directeur général de la Fondation Plan Alzheimer et Président du Conseil de la Programmation conjointe sur les maladies neurodégénératives, commente :
« Nous partageons tous l’opinion que c’est en regroupant les connaissances, les infrastructures et les financements, ainsi qu’en créant une masse critique avec des approches cohérentes et multidisciplinaires, que nous obtiendrons les meilleurs objectifs et réponses scientifiques. C’est ainsi que nous réussirons. Cette approche permettra d’optimiser l’investissement de la recherche dans les maladies neurodégénératives à travers toute l’Europe ».
L’initiative de programmation conjointe sur les maladies neurodégénératives commencera par :
Le développement d’un programme de recherche stratégique pour les maladies neurodégénératives englobant la recherche fondamentale, médicale et en sciences humaines et sociales ;
La mise en oeuvre du programme en proposant des méthodes novatrices pour regrouper les expertises et les ressources afin de résoudre le problème de la fragmentation et de la duplication des efforts de recherche actuels.
Un conseil scientifique composé de 15 éminents chercheurs d’Europe et d’ailleurs dans le domaine des maladies neurodégénératives a été formé pour guider l’élaboration du Programme de recherche stratégique et sa mise en oeuvre. Ce conseil scientifique va commencer sa mission dès aujourd’hui.
Le professeur Amouyel ajoute : « C’est une occasion formidable pour l’Europe de prendre l’initiative en s’attaquant à l’un des plus grands défis socioéconomiques auxquels nous devrons faire face à l’avenir. Par rapport à d’autres domaines comme le cancer ou les maladies cardiovasculaires, les maladies neurodégénératives ont toujours reçu un soutien financier moindre malgré leur impact négatif majeur sur la santé. Ce programme va nous permettre de changer cela et d’agir de manière opportune et stratégique pour lutter contre cette maladie. Lors de la réunion prévue aujourd’hui à Stockholm, quinze des plus grands chercheurs d’Europe et d’ailleurs vont réfléchir à une stratégie pour mettre en oeuvre cette approche de recherche coordonnée de façon optimale »
* Albanie, Allemagne, Belgique, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongroie, Irlande, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse, Turquie.
** Le conseil scientifique comprend les professeurs Jesus Avila de Grado (Espagne), Henry Brodaty (Australie), Stefano Cappa (Italie), Jesús de Pedro Cuesta (Espagne), Bruno Dubois (France) (l’un des responsables du centre malades jeunes Plan Alzheimer), Laura Fratiglioni (Suède), Thomas Gasser (Allemagne), John Hardy (Royaume-Uni), Leszek Kaczmarek (Pologne), Martin Knapp (Royaume-Uni), Martin Rossor (Royaume-Uni), Philip Scheltens (Pays-Bas), Bart de Strooper (Belgique), Bengt Winblad (Suède). Un chercheur est encore en cours de sélection dans le domaine des SHS.
Pour de plus amples informations :
http://www.inserm.fr/espace-journalistes/premiere-initiative-conjointe-paneuropeenne-dans-le-domaine-des-maladies-neurodegeneratives
http://www.neurodegenerationresearch.eu/news/
http://ec.europa.eu/health/major_chronic_diseases/diseases/alzheimer/index_en.htm