44 mesures
MESURE 39
Réflexion sur le statut juridique de la personne atteinte de la maladie d'Alzheimer - Plan Alzheimer

L'objectif est de mettre fin au flou juridique lié à la difficulté d'appréhender le consentement de la personne atteinte de la maladie d'Alzheimer et de clarifier le rôle des différentes personnes référentes auprès du malade : personne de confiance, tuteur, aidant.


Contexte et enjeux

Dès 2004, la conférence de consensus sur la liberté d'aller et venir décrivait avec précision le contexte dans lequel une personne dépendante se trouve prise en charge et, le cas échéant, hébergé contre sa volonté. L'impossibilité de recueillir un consentement éclairé rend d'ailleurs discutable son accord lorsqu'il a été exprimé.

Par ailleurs, la prise en charge de la personne atteinte peut conduire - dans son intérêt, à recourir à des techniques restreignant gravement ses libertés (unité fermée, bracelets magnétiques, ceintures de contention). Sans remette en question le protocole médical et la réalité de l'indication, il convient d'admettre que la privation de liberté qui en découle doit être encadrée juridiquement. Cette question est bien connue dans le champ de la psychiatrie. Mais les dispositions juridiques en vigueur en la matière ne s'appliquent pas aux établissements médico-sociaux. Il en découle un vide juridique qui doit être comblé.

Par ailleurs, la loi du 5 mars 2007 portant réforme de la protection juridique des majeurs, prévoit la possibilité désormais d'organiser à l'avance sa propre protection : chacun peut ainsi rédiger un mandant de protection future qui permet de confier à un tiers de son choix le soin de s'occuper de sa personne et de ses affaires pour le jour où l'on ne peut plus le faire soi-même. Le tiers désigné peut se voir confié la mission de représentant légal ou de personne de confiance. Il s'agit d'une sorte de testament de vie qui permet d'anticiper sur sa propre dépendance. Néanmoins, cet outil juridique ne peut trouver à s'appliquer aux personnes déjà atteintes par la maladie d'Alzheimer.

Enfin, si les nouvelles dispositions de la loi du 5 mars 2007 répondent aux situations d'hébergement contre la volonté ou sans consentement,- notamment des personnes âgées dirigées vers des maisons de retraites médicalisées-, en prévoyant l'arbitrage du juge des tutelles, ces textes ne sont applicables qu'aux seules personnes faisant l'objet d'une protection judiciaire ou juridique. Aucune disposition n'existe en dehors de ces procédures.


Mesure

Compte tenu de la complexité de la question, un groupe de travail est mis en place sur ce sujet : il est composé de représentants de ministères concernés, d'une représentation du CCNE, du collectif Alzheimer et de représentants des familles de patients.
Avant le 30 juin, ce groupe proposera des solutions concrètes permettant de régler cette délicate question qui, pose celle du respect des libertés fondamentales et des droits des citoyens les plus fragiles.

Etat d’avancement

Actions réalisées (mise à jour 9 janvier 2010)
Nouveau calendrier - mesure traitée en lien avec le colloque sur la représentation de la personne malade prévu par la mesure 40
Colloque sur la représentation de la personne malade - voir mesure 40 - décembre 2009

Perspectives au 1er semestre 2010 
Dispositif à élaborer sur la base des conclusions du colloque de décembre

Toute la liste des actions réalisées et des documents et liens utiles


Acteurs

Pilote : cabinet du ministère du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité
Partenaires : Direction générale de l'action sociale (DGAS), EREMA (centre éthique créé par la mesure 38), Médéric Alzheimer, France-Alzheimer, Fédérations d'établissements 

Calendrier
Financement
Évaluation

mesure précédente mesure suivante